Années 1970 contre ou pour l’avortement avant la loi Simone Veil
Publié le 4 Mai 2026
Le Conseil National de l'Ordre :
- Je me demande quel législateur oserait inscrire dans un code civilise l'euthanasie systématique des embryons sous le seul prétexte qu'ils pourraient naitre mal formes [...] de plus, si l'on faisait une exception a cause de l'angoisse maternelle, ce serait le premier pas vers l'avortement thérapeutique pour raison d'ordre psychique ou cas sociaux (viol, inceste), que la loi française interdit [...] maintenir l'éthique de la médecine reposant sur le respect de la vie de l'individu dès la conception. [...]qu'on se souvienne de la médecine nazie [...]
Professeur Paul Milliez :
- Je suis allé à Bobigny sans plaisir [...] il est temps que les Français soient bien conscients des centaines de milliers d'avortements clandestins qui sont réalisés chaque année dans notre patrie. Il est temps que les bons chrétiens apprennent que, parmi leurs femmes et leurs filles, il en est qui n'hésitent pas à se rendre dans des pays voisins pour supprimer un enfant non désire. Il est indispensable aussi que chacun comprenne qu'il revient aux femmes de choisir la date de leurs grossesses. Il faut développer la contraception et parvenir à la maternité désirée et heureuse.
L'avortement n'est jamais la solution, mais dans un pays sous-développé, car autour de la France, en Europe et dans le monde, dans le même instant, il en est tout autrement dès les années 1950] comme le nôtre, pour les femmes modestes, l'avortement est actuellement, dans beaucoup de cas, la seule issue possible. Il faut être riche ou extrêmement vertueux pour raisonner différemment.
L'avortement n'est jamais la solution, mais dans un pays sous-développé, car autour de la France, en Europe et dans le monde, dans le même instant, il en est tout autrement dès les années 1950] comme le nôtre, pour les femmes modestes, l'avortement est actuellement, dans beaucoup de cas, la seule issue possible. Il faut être riche ou extrêmement vertueux pour raisonner différemment.
Le 5 avril 1971 paraissait dans Le Nouvel Observateur "Le manifeste des 343 salopes" :
1. Je ferai un enfant si j’en ai envie, nulle pression morale, nulle institution, nul impératif économique ne peut m’y contraindre. Cela est mon pouvoir politique. Comme tout producteur, je peux, en attendant mieux, faire pression sur la société à travers ma production (grève d’enfants).
2. Je ferai un enfant si j’en ai envie et si la société dans laquelle je le fais naître est convenable pour moi, si elle ne fait pas de moi l’esclave de cet enfant, sa nourrice, sa bonne, sa tête de Turc.
3. Je ferai un enfant si j’en ai envie, si la société est convenable pour moi et convenable pour lui, j’en suis responsable, pas de risques de guerres, pas de travail assujetti aux cadences.
Le 8 novembre 1972, un procès qui restera dans l'histoire de la loi de 1920, sous le nom de "Procès de Bobigny" a fait éclater publiquement le débat. Il s'agissait de Marie-Claude, avortée âgée de 17 ans, les antagonistes se sont affrontés dans le prétoire, notamment par la bouche du professeur Milliez.
Le 18 novembre 1972, le Conseil de l'Ordre des Médecines rappelait :
"qu'aucune dérogation ne saurait être admise au principe de la vie, base de notre civilisation plurimillénaire bien antérieure a l'instauration de la seule morale chrétienne"
Le 5 février 1973 Le Nouvel Observateur publiait un manifeste de 330 médecins français s'accusant d'avoir pratiqué des avortements.
La loi légalisant l'avortement est votée en France le 17 janvier 1975, après un travail de fond de Mme Veil et un discours qui frappa les esprits ; la loi garde son nom en son honneur.
/image%2F7232846%2F20260518%2Fob_21e65f_annie-stasse.jpeg)