La guerre de Crimée 1853-1856
Publié le 13 Octobre 2026
Mi du 19è sont déjà en guerre : la Crimée, la Russie, l'Ukraine
La guerre de Crimée, qui est restée plus présente dans la mémoire collective des Russes et des Anglais que dans la nôtre - en France -, mérite d’être mieux connue chez nous. Afin de servir la compréhension de son époque mais aussi de la guerre d'Ukraine (initiée par Poutine).
L’agression de l’Ukraine par la Russie de Vladimir Poutine, parmi tant de conséquences profondes, qu’elles soient immédiates ou à venir, a redonné soudain à la mer Noire la situation à la fois de décor et d’enjeu qu’elle avait occupée bien souvent dans l’Histoire mais qui avait moins attiré, dans un passé récent, l’attention et la curiosité. Voici que le Bosphore, Odessa, Sébastopol, la Crimée ont fait à nouveau se pencher nos têtes sur les cartes de géographie qui les portent.
La guerre de Crimée oppose l'Empire russe à une coalition formée de l'Empire ottoman, de l'Empire français, du Royaume-Uni et du royaume de Sardaigne.
Provoqué par l'expansionnisme russe et la crainte de l'effondrement de l'Empire ottoman, le conflit se déroule essentiellement en Crimée autour de la base navale de Sébastopol de 1853 à 1856.
Depuis le temps, au début de notre ère, où l’empereur Auguste exilait le poète Ovide à Tomis, au bord de la mer Noire, en punition suprême comme en des confins d’absolue barbarie, les choses ont beaucoup changé et diverses civilisations s’y sont affrontées. On a vu y prospéré des concupiscences de toutes sortes, des géostratégies en ardente opposition, la brutalité des
intérêts commerciaux, le choc des rivalités religieuses, particulièrement passionnelles et impitoyables. Avec un moment crucial : celui de la guerre de Crimée, au mitan du XIXe siècle, qui vit s’affronter - peut-être faut-il dire "déjà" - d’un côté la Russie et de l’autre les Français, les Anglais, les Sardes et les Turcs de l’Empire Ottoman.
Cette écrivaine a mis en scène une infirmière, Hester Latterly, qui fait sans cesse référence, au cours de chacun de ses livres de la série William Monk, a son expérience vécue d'infirmière sur le champ de bataille de Sébastopol.
En 1845 naît une agglomération au sud/ouest de Paris, sous l'impulsion d'Alexandre Chauvelot, ancien rôtisseur fortuné qui se lance dans des opérations immobilières. Des terrains en friche sont alors vendus, par lots, à des ouvriers et employés qui y construisent des maisons. La zone urbaine, achevée vers 1850 et constituée de petites maisons individuelles, est baptisée la "Nouvelle-Californie" (!).
Fleuron du parc d'attraction créé au lotissement de la Nouvelle-Californie, la reconstitution en plâtras de la tour Malakoff donne, en 1883, son nom à la nouvelle commune issue d’une séparation d’avec la commune de Vanves. La ligne de chemin de fer reliant Paris à Versailles, dont la gare de Vanves-Malakoff est inaugurée la même année, matérialise cette séparation.
(Je suis moi-même née à Vanves, commune limitrophe de Malakoff, qui a cette époque était montrée comme "dangereuse" parce que communiste !)
La ville de Sébastopol est fondée en 1783, après l'annexion de la Crimée par l'Empire russe. Elle devient alors une importante base navale et un port de commerce florissant. Durant la guerre de Crimée, Sébastopol est assiégée par les Français, les Britanniques et les Turcs. Elle tombe au bout de onze mois.
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