L'état unitaire italien n'a pas encore cinquante ans d'âge. La guerre de 1914-18 a souligné le clivage social et l'inachèvement de la nation. La guerre a brassé, pour la première fois, des millions d'Italiens sans effacer les différences entre le Nord et le Midi. La vie parlementaire reprend avec les mêmes Gioletti et Nitti.
La dépréciation monétaire et la crise du monde rural atteignent la petite bourgeoisie nationaliste, moteur de l'unité :
Les grandes industries concentrés les ouvriers à Milan, Gênes, Turin, ont renforcés la propagande socialiste et pacifiste, et regardent vers la Russie des Soviets.
Les Arditi (corps spécial pendant la guerre), socialistes (diverses obédiences), catholiques, se rallient au Partito popolare italiano de don Luigi Sturzo qui propose un programme libéral et de réformes sociales…
Mussolini se sentant débordé, il réunit le 21 mars 1919 dans la capitale lombarde (Milan) une partie des Arditi :
Mussolini se pose en champion des revendications nationalistes de Fiume et de la Dalmatie, se voulant de gauche, républicain et socialisant. Les ralliés portent une chemise noire et le fez militaire. Fin 1919 ils sont 17 000. S'y "mêle" D'Annunzio…
Le 16 novembre 1919 le cabinet Nitti organise des élections générales au suffrage universel et représentation proportionnel :
Échec des fascistes. (Ce qui ressemblent au Nazisme lors de premières élections début des années 1930).
Mes références :
Que sais-je PUF de Paul Guichonnet, 1976
Le fascisme italien par Pierre Milza, Serge Berstein, points histoire, 1980
"un peu" L'Histoire "Histoire du fascisme" - sans date de publication !