Le trumpisme, un produit états-unien frelaté qui a encore du succès à l’exportation

Publié le 16 Octobre 2026

Le 3 novembre, aux États-Unis, aux élections de mi-mandat (midterms), le verdict des urnes pourrait se révéler cruel pour Donald Trump et le Parti républicain. Deux ans après un retour triomphal à la Maison-Blanche, l’homme d’affaires plombe la formation conservatrice qu’il a totalement vampirisée depuis son entrée en politique il y a plus de dix ans. Son engagement belliciste en Iran, au côté d’Israel, a provoqué une dégradation des conditions de vie de ses compatriotes, frappé·es par une hausse des prix de l’énergie. 

Le Parti républicain, confronté à la perspective de perdre la majorité à la Chambre des représentants, voire au Sénat, est coincé. Sa base est totalement acquise à Trump, qui multiplie les meetings à l’approche du scrutin, mais son impopularité est un bon carburant pour la campagne des candidat·es démocrates. Même dans des États comme le Texas, où les démocrates n’ont gagné aucune élection fédérale depuis 1994, l’espoir d’une vague bleue (la couleur des démocrates) émerge. 

Donald Trump, aidé par des milliardaires comme Elon Musk, va tout faire pour tenter d’empêcher un scénario catastrophe pour son camp. Un de ses fidèles, Steve Bannon, figure majeure du mouvement Maga (« Make America Great Again »), a eu cette phrase menaçante : « Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre. » Attisant de nouveau les craintes d’une tentative violente de s’opposer au verdict des urnes, comme l’avaient fait les partisan·es de Donald Trump le 6 janvier 2021 en attaquant le Capitole. 

Alors que le trumpisme bat de l’aile dans son pays d’origine, ses soutiens ont le vent en poupe en Amérique latine. Dans un des derniers pays du sous-continent qui résiste, le Brésil, le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, Flávio Bolsonaro, est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle devant le président sortant de gauche Luiz Inácio Lula da Silva. Le résultat sera connu juste avant les midterms le 25 octobre. Si le candidat d’extrême droite l’emporte et si les républicains essuient une défaite, le trumpisme, moribond aux États-Unis, sera maintenu en vie au-delà des frontières états-uniennes. Un moment paradoxal.

recopie d'un billet de Mediapart reçu par mail.

Rédigé par Annie Stasse

Publié dans #Trump, #États Unis, #Démocratie

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