Un peu lassée des livres d'économie et-ou d'histoire je me retourne vers la littérature, bien qu'en soit assez lasse aussi car j'ai l'impression d'avoir "tout" lu et que je ne trouve plus d'auteurs qui m'attireraient. Je fais des acquisitions constantes sur un site extra : recyclivre car on a un grand choix de livres d'occasion en parfait état et à des "petits" prix.
Il est le premier que j'ai lu (1). C'est un petit livre comme la plupart des écrits de Stephan Zweig qui produisit surtout des nouvelles (2). Lire un livre de 124 pages a son avantage : on le tient facilement dans son lit ! De plus cette édition comporte une biographie par Isabelle Hausser qui ne manque pas d'intérêt. Donc finalement il reste 80 pages pour la nouvelle.
Le champion mondial des échecs est une sorte d'illettré. Ses qualités exceptionnelles en matière d'échec ont été découvertes par hasard dans son village d'origine d'une province yougoslave, il était le désespoir de ses instituteurs, puis il fut découvert sa seule capacité : jouer aux échecs, doué d'une mémoire énorme en matière de coups joués et à jouer, sur un échiquier, et d'une logique imparable.
Mais l'état de champion n'étant pas rentable, il décide de faire des parties qui lui seraient rémunérées par tout adversaire, sauf si ce dernier gagnait contre lui.
Et comme personne ne gagne contre lui, il accepte qu'un groupe de trois à cinq personnes s'y essaye, sans plus de succès. Durant l'une de ces parties, sur un paquebot, un passant attire l'attention…
Et là je vais laisser le suspense, sinon vous indiquer que le nazisme apparaît à travers ce personnage qui en subit les atteintes et en devint un joueur émérite à son insu.
Il est parmi mes auteurs fétiches. Un de ceux qui m'ont le plus marqué. Il fait parti des Juifs - ils étaient tous athées - de l'empire d'Autriche qui ont bénéficié de la liberté des Juifs, surtout venant de l'Est. Ils furent légion (Freud, Zweig, Schnitzler). Ils firent une culture enrichie du mélange de leur culture et de celle de l'empire. Tout disparu avec les Nazis. Toute l'Europe a perdu, le monde aussi.
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(1) ou relu, la première fois étant tellement lointaine, années 60 ou 70, mais en tout cas absents des tas de livres - et de ma mémoire - que je transporte de déménagements en déménagements. Mais je finis par le découvrir dans "Romans et nouvelles" paru au livre de poche.
(2) Son plus célèbre livre est un essai : Le monde d'hier, Belfond, 530 p., éd. 1982 - toujours d'actualité.